DIY : des arbres brodés aux coudes

J’ai un gilet en laine tout simple, un joli gilet jaune d’or qui est parfait en octobre-novembre puisqu’il s’insère dans le décor romanesque des feuilles dorées. Après, pendant l’hiver, il sera aussi parfait pour mettre un peu de couleur dans les nuances grises et les branches noires sur le ciel blanc.

Pour le faire encore plus mien, j’ai eu envie de le customiser. Ma mère, ma grand-mère et mon arrière-grand-mère ont toutes été brodeuses à leurs heures perdues : des dizaines d’écheveaux de toutes les teintes sont gardées dans des boîtes, parce que ça peut toujours servir.

J’avais dessiné un modèle pour aider dans mes recherches : je voulais des coudières en forme d’arbre stylisé, avec des feuilles en quelques traits à peine, de toutes les teintes automnales : or, paille, cuivre, rouille, brun, lie-de-vin. A partir de là, j’ai réuni les fils que je trouvais. J’ai utilisé sept teintes en tout.

En prenant mon dessin pour modèle, j’ai dessiné un gabarit en papier. Deux pièces : le tronc et le feuillage. Il suffit de les placer au niveau des coudes, et les épingler.

Avec du fil fin, j’ai fait de grands points pour marquer les contours du gabarit. Il ne reste qu’à colorier sans dépasser.

J’ai commencé par le tronc, avec une teinte que je n’ai pas utilisée dans le feuillage. Ce ne sont que des grands points dans tous les sens, pour donner un côté un peu naïf (puérilo-macabre ?) et abstrait. J’ai utilisé à chaque fois trois brins de fil.

Ensuite, c’est facile. Il suffit de répartir quelques points à l’intérieur des contours du gabarit. C’est plus facile de répartir harmonieusement lorsqu’on procède couleur par couleur. En l’espace d’une après-midi à regarder le rugby, j’y suis arrivée rapidement, alors que je suis très loin de broder régulièrement.

Un petit projet qui m’aura pris une journée de vacances, tranquille sur le canapé… Maintenant, je suis encore plus fière de mon basique jaune d’or.

Mettez de la couleur dans le mois de novembre !

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le Mois de novembre

Novembre est souvent un mois difficile. Ravis d’avoir pu dormir une heure de plus, nous sommes d’un coup attristés de voir qu’il fait nuit à cinq heures. Les courtes journées de pluie font également leur apparition, et sans doute avons-nous envie de pleurer devant le compteur de lux qui affiche un piteux résultat.

Bizarrement, octobre est toujours super : Tumblr devient tout orange de forêts, de renards et de chaï au pumpkin spice, les premiers frais (et non les premiers froids, vraiment) permettent de sortir les nouvelles pièces de la garde-robe d’hiver, et le manteau apparaît comme une réalité désirable mais encore un peu abstraite. Les couleurs sont superbes, parce que les lumières sont rasantes et donnent un modelé qui rendent intéressant n’importe quoi : une pelouse n’a jamais été aussi proche d’un paysage du Seigneur des Anneaux, un buisson semble un objet de réalité augmentée, et même les façades des immeubles ont quelque chose de cinématographique.

Alors qu’octobre, c’est l’automne fantasmé, novembre c’est l’automne concret, son gris, sa boue, sa déprime. Enfin, tout dépend d’où vous habitez et de ce qui se passe dans votre vie, bien sûr.

Cette année en novembre, je ne me laisserai pas avoir. Cette année en novembre, je serai blogueuse. Avec, promis, au moins un nouvel article par semaine, ici et sur Poppy Pignon.

A dimanche !

Du manteau long (post hors-saison)

Un vêtement de pouvoir. Voilà ce que représente le manteau long dans mon esprit. D’un point de vue pratique, il est idéal pour les jours de grand froid. Je suis toujours estomaquée de voir les jeunes filles des blogs de mode en perfecto et bas nylon pendant l’hiver. Sans doute, les chairs sont raffermies par la bise glaciale de nos grandes villes, mais il ne faut pas risquer jusqu’à l’engelure ! Nous ne sommes plus en période de pénurie. Les manteaux longs n’ont donc rien d’obscène.

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