Ces étranges trouvailles

Le temps que je vive un peu de mon côté, vous en avez raté, des trucs ! Depuis le dernier post, et même avant, j’ai fait le voeu de ne plus acheter de fringue à moins de 20 euros avant 2017, j’ai eu le temps de fomenter un trillion de plans machiavéliques pour joindre l’utile à l’agréable, c’est-à-dire coudre et me faire un petit pécule, j’ai fait un tour, et quelque part dans tout ça, j’ai déniché quelques pièces bizarres.

Cet exercice de broderie, je l’ai trouvé dans un vide-grenier orléanais, dans la dernière allée, le dernier exposant avant de rentrer. J’avais déjà le sac plein de tissus à prix intéressants mais un peu crispants, et je fouillais dans les malles d’un vieux monsieur qui avait des draps anciens et la boîte de chutes de dentelles qui accompagne souvent ce genre de marchandises. Je me faisais ma petite sélection lorsqu’il me propose un prix d’ensemble pour les draps et toute la boîte de dentelles.

Pour celles qui chinent en couture, un principe de base : vous aurez presque toujours des prix plus intéressants en achetant auprès des hommes, qui n’y connaissent rien, qu’auprès des femmes, qui savent ce que représentent un tissu, un mouchoir brodé ou une bande de dentelle ancienne.

Je ne demande pas mon reste et embarque le tout. De retour à la maison, je vide la boîte et découvre ce qui me semble de véritables trésors. Parmi les ouvrages inachevés, les lins marqués, les bordures de crochets, les napperons, ce qui semble être une pièce d’estomac du XIXème et autres réalisations surprenantes, je tombe sur cet exercice-là. Je ne sais même pas de quel point il s’agit exactement, ce n’est pas tout à fait l’exécution qui est le plus intéressant ici, c’est la ligne de bâti qui encadre le dessin et le début de broderie. De l’autre côté, cousus donc au point de bâti, il y a des feuillets manuscrits.

 

Si je lis bien les pattes de mouche de l’époque, la lettre est datée de 1921, elle s’adresse à une cousine et fut rédigée par une certaine Aline. Olivet n’est pas loin du tout d’Orléans, alors pourquoi envoyer une lettre à une quasi voisine ? D’autant que le papier à lettres donne l’impression qu’Aline était dans un hôtel, ou une quelconque demeure. Peut-être que la lettre n’a pas été envoyée, et pour cette raison elle s’est trouvée réemployée. Je ne brode pas, mais je n’avais encore jamais vu de renfort à un travail de broderie, comme celui-là. D’autant que dans la pile trouvée au vide-grenier, il y a d’autres travaux inachevés de ce genre, et aucun n’a l’air d’avoir été renforcé. Le papier doit même gêner le travail, puisqu’il empêche l’accès à l’envers du tissu, et s’il avait été utilisé pour protéger la pièce, sans doute y en aurait-il eu des deux côtés.

J’imagine donc des secrets cachés de cette façon, dans les feuillets du centre, mais là encore, pourquoi garder sur soi des informations compromettantes ? Tout cela est bien mystérieux…

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